suisse Ce week-end s’est tenu le tout premier « Salon International de l’écriture » dans le canton de Vaud, en Suisse. Très exactement dans la commune d’Echichens, presque sur les bords du lac Léman.  Le défi? Réunir en un seul lieu les rédacteurs de tous types, quel que soit leur support d’expression et le nom qu’ils se donnent: écrivain public, rédacteur web, scénariste, conteur, graphologue, recueilleuse de récits, biographe, éditeur,…

L’inauguration a eu lieu le jeudi soir, sur le site d’Echichens. Un beau succès, avec un superbe lapsus du syndic de la commune qui a proposé, pour les futures dates, la création d’un stand de la « gueule de bois » au lieu de « langue de bois ». Le tout dans une ambiance bon enfant et sous l’oeil de l’invité d’honneur: le Cameroun. Ce dernier proposait une très belle exposition sur l’évolution de l’alphabet « a ka u ku » du Roi Njoya. Une réelle découverte.

Tranches de vie d’exposants

Côté exposants, le dialogue s’est rapidement installé, chacun étant curieux de son voisin. Entre métiers méconnus en plein renouvellement, personnages attachants, j’ai fait la connaissance de passionnés, qui tous ont une approche très personnelle de l’écriture. A chacun son conte, ainsi: « Il était une fois… »

  • Jean-Claude est notre rencontre coup de coeur dans la catégorie écrivain public. Avec son « certificat d’aptitude à la plaisanterie » signé Bouvard, et sa clairvoyance sur les outils modernes de communication, il est bien plus qu’un écrivain public. Giovanni Errichelli, et sa machine à écrire d’un autre temps, invite chacun à taper son nom pour la postérité sur un clavier qui n’a rien de virtuel. Claire Richard, associe la plume et l’écoute, réunit l’écrivain public et l’engagement citoyen, le tout sur fond de développement durable.
  • « Désir d’écrire » donne les clés pour se lancer dans l’écriture d’un livre. La formation se donne à  distance, à votre rythme, et voit votre premier manuscrit se réaliser.
  •  Deborah Boegli et ses associés, Georges Gay-Grosier et Isabelle Eggen, sont graphologues. Un métier passionnant, qui ne se contente pas d’examiner votre écriture. À l’heure de l’informatisation, les graphologues gardent toute leur importance.
  • Dominique Malmazet Grenard, se met en plume chaque matin en composant, un haïku. Ensuite, elle compose discours, biographies et acrostiches à la demande. Dynamique et passionnée, je vous la recommande.
  • Et puis, il y a Frédéric Mornard, que j’ai envie de qualifier de troubadour du web. Parce qu’il a su me rappeler que la musique aussi, c’est de l’écriture et pour ses talents multiples. Ou encore Carole Jobin, et ses ateliers d’écriture individuels ou en groupe, sous la houlette de Stoa, le seul Maine Coon littéraire que je connaisse.

Bien sûr, d’autres personnages étaient présents, tous plus intéressants les uns que les autres. Vous pouvez les retrouver sur le site de l’événement http://www.salonecriture.org