Un site web et une communication en ligne plus écologiques

ordinateur avec feuilles

Ce n’est plus un secret pour personne : le web pollue. Nos activités en ligne prennent de la place, font chauffer des serveurs, requièrent de l’énergie et d’autres ressources, ce qui n’est pas sans conséquences pour l’environnement. 

D’après Greenpeace, la plus grande source de pollution liée au numérique est la fabrication d’équipements. Le stockage de fichiers en ligne, les recherches Google et nos mails pèsent aussi dans la balance. On ne peut cependant plus imaginer se passer d’internet maintenant que l’outil est devenu incontournable. Il existe heureusement des moyens pour réduire son impact. Nous n’irons pas jusqu’à parler de site web écologique (le site web le plus écologique étant celui qui n’existe pas), mais nous vous livrons quelques astuces pour une présence en ligne moins nocive pour l’environnement.

Le principe de base pour rendre son site web plus écologique : distinguer l’essentiel du superflu… et faire un grand ménage de printemps ! Le mot d’ordre : moins, plus léger, mais bien choisi.

Nettoyez votre code

Si vous passez par un CMS ou par un éditeur de site, il y a beaucoup de chances que vous ayez une grande quantité de code inutile. En encombrant votre FTP et vos pages web, il augmente également le temps de chargement de votre site et de son contenu. Il y a plus d’informations à charger, ce qui n’est bon ni pour l’écologie, ni pour l’utilisateur, ni même pour Google qui sanctionne les temps de chargement trop longs. La solution ? Supprimez les scripts, les morceaux de CSS et autres qui ne servent à rien sur votre site… ou faites votre site « à la main ». Si vous avez peur de faire une bêtise, pensez à contacter un développeur expérimenté.

Réduisez la taille de vos images

Même principe que pour le code. Les images sont des fichiers qui peuvent rapidement être lourds et qui augmentent également le temps de chargement de votre site. Rares sont pourtant les sites nécessitant l’utilisation d’images en 4K. Quant à la définition 300dpi, elle est réservée à l’impression ! Convertissez toutes vos images en 72dpi, préférez des formats d’image plus légers (jpg, gif, svg, par exemple), et prenez le temps de redimensionner vos images avant de les uploader sur votre serveur. Photoshop peut vous aider à réduire le poids de vos images via l’option « enregistrer pour le web ». 

Supprimez les fichiers inutiles de votre FTP

Un site web évolue régulièrement. Vous le mettez à jour, modifiez des informations, écrivez des articles, changez les photos de l’équipe, etc. Suite à toutes ces manipulations, vous stockez peut-être des images, des vidéos ou d’autres fichiers (pdf par exemple) obsolètes ou dont vous n’avez plus l’utilité. Même s’ils n’apparaissent pas sur votre site, ces fichiers stockés sur les serveurs de votre hébergeur prennent de la place et consomment de l’énergie. Faites régulièrement un petit tour dans la bibliothèque de votre CMS ou sur votre FTP et supprimez sans pitié.

Choisissez consciencieusement vos réseaux sociaux

Devenus incontournables dans notre quotidien, les réseaux sociaux sont eux aussi énergivores. Est-il vraiment nécessaire pour votre activité d’avoir un compte sur tous les réseaux sociaux et d’y dupliquer vos contenus ? Pour une communication en ligne plus écologique, nous vous conseillons de vous limiter à deux ou trois plateformes. Les choisir en fonction de votre public cible est aussi une meilleure décision stratégique. Vous gagnerez en outre un temps précieux en évitant de vous éparpiller. Pour vous aider à choisir des réseaux sociaux plus verts ou moins nocifs pour l’environnement, n’hésitez pas à consulter l’empreinte carbone des différents réseaux sociaux

Nettoyez votre liste d’envoi de newsletters

Les mails et leur stockage sont une source de pollution numérique bien connue. Il est souvent conseillé que chacun nettoie ses boîtes mail. En tant qu’entreprise, vous pouvez contribuer à l’effort pour réduire la pollution due aux mails en nettoyant votre liste de distribution. Dirigez-vous vers vos statistiques et déchargez-la des boîtes mails desquelles votre newsletter rebondit systématique (« bounce »). Pensez aussi à supprimer les personnes qui n’ont plus ouvert vos mails depuis plusieurs mois (éventuellement après une dernière relance), ils ne sont manifestement plus intéressés. Ce faisant, vous améliorerez aussi les statistiques de vos mailings (taux d’ouverture) et toucherez des personnes plus réceptives.

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